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AVEC WOLE SOYINKA, UN GÉANT DE LA LITTÉRATURE MONDIAL

C’est avec un monument, un véritable monstre sacré de la littérature mondiale, Premier Africain prix Nobel de littérature en 1986, que j’ai eu le bonheur d’échanger ce soir du jeudi 7 septembre 2023 à la MAISON DE LA POESIE à Paris. J’ai nommé ici l’immense WOLE SOYINKA.
L’écrivain était présent pour parler de son magnifique roman publié en 2021, et qui vient de paraître en français ce 26 Août 2023.
Écrit d’une main de maître, « CHRONIQUES DU PAYS DES GENS LES PLUS HEUREUX DU MONDE », est en effet une satire cinglante, où se mêlent horreurs et humours, joies et tristesses. J’y reviendrai.
Son illustre nom séduit autant qu’il dérange. Et lorsqu’on l’évoque, c’est à juste titre qu’on s’empresse toujours, de mentionner très volontiers, que l’homme qui porte l’auguste patronyme de WOLE SOYINKA, est un heureux lauréat du Prix Nobel de littérature, un prix qui somme toute, n’est que la récompense légitime de son œuvre remarquable, et la marque éclatante d’une reconnaissance internationale bien méritée.
Sa vie entière, WOLE SOYINKA, écrivain, poète, romancier, dramaturge, et essayiste nigérian, l’aura vouée aux lettres, aux mots, à l’écriture, bref, à cette littérature dont il est depuis plusieurs décennies, l’une des plus grandes et très respectées voix au monde. Dès les années 50, usant de son verbe haut et de sa plume corrosive – comme d’une arme des plus intelligentes -, WOLE SOYINKA va débuter son combat acharné, contre les effroyables dictatures et leur cortège d’injustices et de malheurs. Un combat qu’il poursuit encore aujourd’hui, dans l’espoir qu’un jour, de son vivant ou non, dans son propre pays le Nigéria, mais aussi sur tous les cinq continents du monde, puisse advenir le règne de la liberté, du droit à la dignité et à l’égalité entre tous les citoyens.
Sur un registre plutôt plaisant, il semblerait que l’imaginaire collectif, veuille ne retenir de WOLE SOYINKA, que sa légendaire tignasse abondante et grisonnante, qu’une touffe de barbe hirsute et grise s’emploie à arrondir. Ce qui contribue au final, à donner au patriarche du grand village littéraire africain, tous les traits distinctifs et distingués d’une vénérable icône.
Cela dit, pour l’initié, parler de WOLE SOYINKA, c’est aussi évoquer la négritude de LEOPOLD SEDAR SENGHOR, AIME CESAIRE ET LEON-GONTRAN DAMAS.
Dès lors, on se souvient de cette petite querelle des années soixante autour de la célèbre boutade « Le tigre ne proclame pas sa tigritude, mais il bondit sur sa proie et la dévore »….Une belle page de l’Histoire littéraire d’Afrique, écrite naguère par des écrivains majeurs et véritables pionniers de la littérature africaine.
Pour conclure, je dirai simplement que jusqu’alors, je ne connaissais l’homme, qu’au travers des livres, journaux, audios, vidéos et autres supports d’information. Maintenant que nos chemins se sont croisés, je peux affirmer que WOLE SOYINKA, c’est peut-être avant tout une voix à entendre. Une voix de chair, puissante et chaleureuse, mais surtout cette voix qui depuis plus de soixante-dix ans, n’a de cesse de crier sur tous les toits du monde, livre après livre : « L’HOMME MEURT EN TOUS CEUX QUI SE TAISENT DEVANT LA TYRANNIE »

GJK-Guy José KOSSA

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