LE PÈRE DE MONGOU TIRE SA RÉVÉRENCE

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Dans un monde qui plonge de plus en plus ses racines dans l’océan de la violence morbide et folle, où des délégations centrafricaines viennent à peine de rentrer de Brazzaville où elles ont accompagné les chefs de guerre de la SELEKA et des ANTIBALAKA pour enterrer leur hâche de guerre qui a vu des milliers de centrafricains périr et tomber comme des mouches à cause de la folie des uns et des autres, un grand fils du pays se retire de la scène, comme pour fermer les yeux devant cette hécatombe imméritée, et faire prendre conscience à la nation tout entière, du grand vide qui se creusait au sein du peuple centrafricain, par la faute des hommes d’abord, puis de la nature ensuite.

Pierre Sammy MACKFOY, le père de Mongou, l’un des piliers de la littérature centrafricaine, de la culture centrafricaine dirions-nous en plus, nous a laissés comme un père qui quitte ses enfants, pour nous plonger dans un orphelinat tristement sombre.

Avec beaucoup de peine et de douleur, nous nous inclinons devant sa mémoire, pour partager et éprouver la même souffrance que sa famille, à qui nous adressons nos condoléances les plus émues.

Puisse Dieu lui réserver un siège à la hauteur de la grandeur d’âme qui fut la sienne, cette magnanimité qui lui a permis de mettre sa plume au bénéfice de ses frères et de ses sœurs, pour leur indiquer la profondeur de leur culture, qu’il a voulu épargner de l’oubli.

Notre frère, notre aîné, notre père, notre grand-père nous a quittés, mais il sera toujours avec nous, car son œuvre littéraire nous accompagnera partout et en tout temps.

Repose en paix, brave chevalier de la littérature.

Adolphe PAKOUA

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