VOYEZ LA RCA COMME ELLE VA!

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Par GJK

Pour avoir si souvent dénoncé avec facilité, et reproché maintes fois avec vivacité à leurs compatriotes, de nuire à la crédibilité et de ternir dangereusement l’image de la RCA à l’extérieur, les dirigeants centrafricains, finiront peut-être un jour par répondre à la question ci-après. À moins de confier ce rôle à leurs conseillers ubuesques, et aux snipers de service qui gravitent dans la périphérie immédiate du pouvoir, flanqués d’une bande de besogneux exaltés, prêts à tout pour se rapprocher du grand banquet de la République.

Comment doit-on aimer son pays ?

En attendant sans empressement particulier quelque réponse que l’on voudra bien nous faire, voici encore une autre de nos préoccupations :

A-t-on seulement le droit de réveiller une République qui dort, ronfle, et laisse couler tant de bave sans poncer ses bavures ?

Notre réponse est sans aucune hésitation « OUI » !

Nous devons non seulement ranimer inlassablement la conscience léthargique de notre peuple, mais encore et surtout, ne pas avoir peur de secouer, de réanimer et même d’inquiéter ces ruminants au pouvoir, mais plutôt préoccuper à digérer qu’à diriger, tant ils se sont repus avec une troublante rapidité, et tiennent malgré tout, à entretenir encore pour longtemps, leur tragique illusion tragique de gouverner un pays.

Résultats des courses : voyez la RCA comme elle va…

Tenez donc !

De nos jours, que vous habitez le fameux Km5 dit Zone 5, les quartiers Boy-Rabe, Lakouanga ou Ngararagba ; que vous vivez à Bambari, Paoua, Birao, ou dans un village quelconque du Haut Mbomou, de la Mambéré-Kadéï, Nana -Gribizi ou d’ailleurs ; que vous soyez préfet ou sous-préfet, fonctionnaire à Bangui ou en province ; « pauvre » retraité, brave « boubanguéré » ou simple « waligara » en quête de sa pitance quotidienne. Chacun peut et doit même se poser en toute légitimité mais avec gravité la question suivante :

Que vaut la vie d’un Centrafricain ?

Je dis bien : Cen-tra-fri-cain. Importe donc peu, que ce Centrafricain soit agnostique ou animiste ; qu’il mette sa foi « en Dieu le Père tout-Puissant Créateur du Ciel et de la terre et en Jésus Christ son fils unique notre Seigneur », ou qu’il professe cinq fois par jour, « Allah est grand et que Mohamed est son prophète » !

Tout bien considéré, la vie du peuple Centrafricain aujourd’hui, ne vaut guère plus, que celle d’une nichée d’oisillons à la merci d’un vol d’oiseaux rapaces. Qu’importe si ces rapaces ont pour noms : Minusca, Force, Hissen, Nourredine, Al Khadim, Ali Darras et que sais-je encore !

Mais il y’a y’a plus grave, plus inquiétant, plus déprimant encore :

Que pèse en effet, un Président Centrafricain et que vaut sa parole, dans son propre pays, dans la la sous-région et à l’international ?

Personnellement, je ne dispose d’aucune réponse à cette question. En revanche, l’on me permettra ici, de relever pour m’en inquiéter et m’interroger une fois de plus les  faits suivants :

N’est-ce point une bouleversante coïncidence qui ne doit certainement rien à un simple hasard de calendrier, que presque au même moment où la Minusca avait cru devoir se livrer au quartier KM5, à une démonstration de force inutile contre Force et ses voyous, il s’était trouvé que Smail Chergui, Commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine, et son homologue Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire-Général adjoint des Nations Unies, étaient tous les deux, en train de se rendre à Bangui pour une promenade de santé. Au final, des victimes innocentes pour saluer l’arrivée de ces patrons à Bangui, et actuellement, un regain de tension qui n’augurent rien de bon dans les jours à venir pour les populations de l’arrière-pays.

Ainsi, sous l’œil amusé de la même Minusca, les Centrafricains pourront toujours continuer à s’entre déchirer et à s’entre-tuer, pour le bonheur de ces milliers de fonctionnaires des Nations Unies présents chez nous, et qui ne pensent qu’aux avantages mirobolants ainsi qu’aux aux gros salaires perçus pour entretenir la guerre en Centrafrique.

Voyez la RCA comme elle va… !

Comble des combles, maintenant semble-t-il, l’on ne penserait plus qu’à obtenir à l’EST-CE que l’OUEST a promis mais n’a pu donner. Autant dire déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Fatalement, on se perd à vouloir essayer de tout décrypter, de tout comprendre de cette RCA des avidités éhontées, cette RCA des convoitises et des luttes d’intérêts, mais surtout cette RCA des incertitudes et du mépris du peuple.

Dites-donc, comment doit-on aimer son pays ?

Que chacun l’aime à sa manière, mais veuille bien accorder aux autres, le droit d’aimer aussi leur pays comme ils ont envie de l’aimer. Ainsi, certains continueront-ils sans doute à se pavoiser, toujours dans l’émulation joyeuse, dans l’auto – congratulation et let l’autosatisfaction gratuite. ; d’autres quant à eux, ont fait le choix tandis de demeurer toujours en retrait pour mieux jeter sur leur pays un regard plus objectif, et positivement plus critique.

Voyez-donc la RCA comme elle va…MAL ou BIEN ?

GJK-Guy José KOSSA
L’Élève Certifié du Village Guitilitimö
Immigré au village frère de KOUÂKÊMBI

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