GRAND FORMAT : ILS SONT FOUS, CES LEADERS POLITIQUES CENTRAFRICAINS

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Par Joseph GRÉLA

Attention, centrafricains, les organisations islamistes (Daech, Djihadistes, Boko Haram) et des individus sans visage épient la Centrafrique.
Les ex-seleka silencieux n’ont pas encore dit leur dernier mot sur les élections. On ne les entend pas. Leur silence pèse lourdement sur ces élections. Ce n’est pas le moment de se laisser disperser. « L’union fait la force » dit-on, Centrafrique ne disparaitra pas. « Centrafrique na ndouzou ».

Le vent de la Baule qui n’a pas épargné les pays africains avait soufflé sur la Centrafrique. Mais cette démocratie a été toujours mise à mal par les acteurs de ce pays qui souffre et souffre encore. La démocratie a été plusieurs fois interrompue par des conflits politico-militaires des insatisfaits, par des batailles intestines des égoïstes.

Aujourd’hui encore, tout recommence comme si l’histoire n’existait pas en Centrafrique. Quelques candidats prématurément rassurés, convaincus de leur victoire ont laissé leurs plumes dans cette bataille électorale qui s’achève. Ils remettent sur la table les mêmes revendications d’hier. Le MLPC avait reproché au RDC de voler ses voix, vice versa. Ah ! Pauvre Centrafrique ! A quel moment le politique acceptera-t-il courageusement la loi des urnes ? Cette fois-ci, le peuple ne se laissera pas avoir. Il a tant souffert et a compris.

La leçon de la démocratie

Selon mon maître, le terme démocratie vient de langue ancienne grecque. Il désigne le pouvoir par le peuple et pour le peuple. Le peuple exprime sa volonté à travers les élections et désigne par sa voix une femme ou un homme qui doit le représenter et gérer l’intérêt général ou la chose publique. Il exerce le pouvoir au nom du peuple souverain. « Vox populi, Vox dei » , s’écriaient les tribuns romains, autrement dit, « la voix du peuple est la voix de Dieu ».

Mes chers élèves, martelait-il, la démocratie est la loi de la majorité. Cette majorité est le peuple. Le peuple est le vrai sanctuaire. Il a le pouvoir. Il s’exprime pour le reprendre ou pour le donner. Notre pays imite depuis quelques années les autres nations démocratiques qui nous l’imposent mais se heurte aux egos de ses indignes leaders politiques loin de se plier devant une défaite démocratique. La nation plonge dans la misère, dans la guerre et dans la mort.

Aujourd’hui notre peuple mortifié après des années interminables de conflits est appelé aux urnes. Mais la suite, nous la connaissons. Nous assistons à une mascarade de revendications. Le peuple n’est pas écouté. On ne se gêne pas, non seulement de le manipuler mais aussi de lui dire d’une manière insolente, indécente de se taire. Pendant ce temps, ils se ruent sur les urnes qu’ils ont eux-mêmes garnies, parfumées de leurs empreintes. Le peuple centrafricain ne gouverne pas. On le traite parfois de factieux.

Mon maître constate lui-même que sa définition est loin de la réalité de son pays. Les politiques ont leur propre démocratie. Ils contestent la voix du peuple. Ils la bâillonnent. Ils courent siphonner les urnes au nom des fraudes dont ils sont eux-mêmes les auteurs. Ils s’accusent. Ils accentuent la pression sur l’autorité des élections pour obtenir gain d’une mauvaise cause. Cette fois-ci, le peuple est là, présent.

La démocratie centrafricaine est toujours volée et violée par ses prétendus défenseurs. Ils sont vraiment fous, insensés, ces « démons cachés » dépeint par le « nain » dans le poème de l’homme aux cheveux blancs.

Je partage l’analyse du petit élève du cours moyen de l’école indigène qui, après avoir vécu les situations inhumaines de son pays, s’indigne : « Tout le monde savait que ces élections seraient imparfaites. Tout le monde n’a rien dit hormis la minorité qui voulait une 3ème transition. Maintenant souffrez et taisez-vous. Suivez le cours des élections. C’est la loi des urnes. Beaucoup sont appelés ; un seul sera élu pour l’Unité, la Sécurité et la Paix. Votre agitation est stérile et infructueuse pour la Centrafrique. Ne perdez pas votre salive et votre langue maintenant. Mettez votre force dans la lutte contre les vents contraires qui attendent la Centrafrique ». Nous en aurons besoin.

Dites ! Mon maître nous aurait menti pour Centrafrique !!!

Le prétendant héritier
du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

Le prétendant héritier du RDC vient de trahir son géniteur épris de paix, « siriri ».

Le père avait galvanisé le peuple par sa politique d’auto-suffisance alimentaire. Ce procréateur ne cessait d’attirer l’attention du peuple : « Nzara ayéké ga, kwa ayéké kwi », « E yé ti é gui siriri ». Aujourd’hui la faim est là. Aujourd’hui, la mort est là. Aujourd’hui, la paix a quitté la Centrafrique. Le père était-il visionnaire ? Non, c’est l’expérience d’un soldat. Mais cette conviction paternelle prémonitoire ne rappelle-t-elle pas au fils que les centrafricains ont faim, sont fatigués des discours improductifs, des agitations subversives visant à manipuler, visant à jeter la jeunesse dans la rue, visant à semer le trouble et la division au sein des populations agacées.

Les centrafricains ont soif d’eau, de nourriture mais aussi de paix, de la sécurité de la Justice Sociale pour vaquer librement à l’éducation de leurs enfants, pour s’occuper de leur santé, de leur plantation, pour se reconstruire et regarder dans la direction de l’avenir.

Désiré Nzanga Bilal Kolingba, appelé plus souvent Bilal, au grand étonnement des compatriotes, depuis l’avènement de mars 2013, doit laisser le RDC à ceux qui l’ont bâti, à ceux qui ont investi leurs deniers, leur force et qui connaissent les idéaux de son géniteur. Les Rdcistes, militants ou dirigeants du RDC ne doivent pas se laisser diviser par un héritier indigne qui ne rame pas dans le même sens que sa base, qui fera disparaitre le résultat de la sueur du front de son père et de ses compagnons. A l’exemple de l’autre fils de Président, il peut naviguer tout seul et ne pas salir le mouvement de son procréateur.
Notre pays est cerné, encerclé voire envahi par des éléments sans visage et mal intentionnés dans nos villes et villages. Alors, Désiré, ce n’est pas le moment de montrer la faiblesse du peuple qui a une chance de rebondir maintenant.

L’éternel
Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)
suranné, rétrograde

Le peuple a été, pour quelle raison, plusieurs fois, libéré, brimé, emprisonné, bâillonné. En mars 2003, nous avons connu des Libérateurs. Nous savons ce que nous avons vécu.

L’histoire du MLPC est jalonnée de manifestations des jeunes dans les rues contre les pouvoirs à cause des résultats défavorables sortis des urnes. Mais le MLPC, « démocratiquement élu », a passé son temps à fêter sa « Victoire » et non celle du peuple. Il ne l’a même pas libéré. Par lui, a été introduit le mot « Mutins » inconnu du peuple. Le désordre a commencé.

Le MLPC, par son leader populiste et tribun sophiste est le premier à parler de scission du pays « République du Logone ». Par son premier ministre de l’époque, il est le premier à introduire des forces du mal dans le pays : Les Baniamouléngués sont entrés en Centrafrique, ont massacré nos parents. La suite continue…

Ils n’ont pas encore répondu à la Justice républicaine de leur trahison, mais la Justice du peuple a parlé dans les urnes.

Maintenant supportez les conséquences de vos actes. Une repentance auprès du peuple est indispensable pour toi, chef de parti, ancien séminariste, si ton catéchisme est encore en vigueur. L’intérêt national n’a servi que vos propres familles, vos copines essaimées çà et là. De surcroit, le MLPC ose maintenant demander à compter la voix du peuple qu’il a trahi, dépecé, affamé, vendu. La roue de la vie tourne. Le peuple demeure.

Alors, ce n’est pas une fatalité d’accepter une défaite. Prenez courage de suivre le premier verdict du peuple, sans le préparer à des émeutes ou soulèvements, si vous l’aimez. Notre pays est encore en danger.

Centrafrique : « Ango lè na zingo lè »

Ils ont échoué et nous n’avons qu’un commentaire. Qu’ont-ils fait du pouvoir qui leur a été donné ? Rien ! Alors ils n’ont pas d’âme. Ils n’ont pas pitié de leur peuple. Ils cherchent un abri électoral pour se faire oublier et éviter ainsi la Justice.

Non, le peuple en a souffert.

Nos femmes, nos pères et mères, nos enfants, sans distinction, ont été tués. Nos biens ont été détruits, saccagés. Nos plantations et nos maisons construites à la sueur de notre front, brûlées. La famine s’est installée. Notre jeunesse bafouée, piétinée, sans éducation, mise au ban de la société doit se réveiller et prendre le chemin de l’insertion professionnelle dans la société.

Politiques, devant telle situation, montrez votre puissance en respectant la souveraineté du peuple. Car mieux vaut vivre, plus nombreux, différents mais semblables pour relever le défi qui nous attend. Ce sera notre DÉMOCRATIE.

Toi, responsable du MLPC, et toi, Bilal Kolingba, fils de Grand K, promoteur de SIRIRI, à la recherche de ta propre gloire, retournez-vous, regardez le pauvre centrafricain au bord de la rue, les pauvres enfants de rue que tes yeux ne voient pas, les malades et les affamés dans les villages, les déplacés du Ledger, la jeunesse égarée que vous recommencez à ameuter au profit de votre revendication taciturne. Ziguélé a oublié la houe, le livre et la truelle du MLPC. Bilal, quant à lui, a oublié le principe du RDC : « Le peuple seulement »

Politiques, guérissez notre âme, car le respect du prochain s’efface sur nos ardoises et nous éloigne de la tradition.

Guérissez notre corps car la misère nous divise et renforce nos différences.

Nous, peuple avons besoin de l’Unité, de la Dignité humaine, et du Travail. De LA RENAISSANCE tout court. Nous sommes fatigués. Les forces du mal nous guettent pour saucissonner le pays.

La démocratie est dure mais c’est la démocratie. Cédez le passage à la démocratie et aux vainqueurs pour le deuxième tour des élections. Soutenez-les pour la paix.

Pitié ! Laissez le peuple voter en toute conscience et libre dans l’Unité, la Dignité pour qu’il Renaisse.

Non ! Ne détournez pas la voix du peuple ! L’urne est son unique Kalachnikov, Roquette, Balaka, pour venger ses martyrs.
« Votons seulement : POUR LA PAIX » a souligné l’homme aux cheveux blancs.

Alors restons unis et forts. Les forces du mal et « les démons cachés de la démocratie » guettent une défaillance pour nous assagir.

Joseph GRÉLA
L’Élève du Cours Moyen
De l’École Indigène de Bakouté

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