DANS LA TÊTE DE GOUANDJIKA: DES EXCENTRICITÉS À LA PATHOLOGIE

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Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode (Hamlet Shakespeare)

Dans le silence profond de cette douce nuit qui m’enveloppe, alors que tout doucement ma plume sur des pages blanches dessinent allègrement ces quelques lignes destinées à votre jouissance solitaire, je dois avouer qu’en un sens, je regrette de devoir gaspiller ainsi mon temps et mon énergie, à écrire au sujet des délires d’une certaine âme damnée.

En un autre sens, pour me redonner force et courage, mon esprit ne cesse de se remplir des souvenirs inoubliables du passé glorieux de mon pays, tandis  que mon regard est plein du sang de tous ses martyrs innocents tombés sur divers champs, afin que soit sauvée  notre chère RCA qui naguère, connut meilleurs qu’une cour d’épouvantails pour dirigeants.

Du coup cette vision qui m’envahit,  m’oblige à un devoir patriotique hautement plus noble et plus grand que ma petite personne ainsi que mes insignifiants intérêts et privilèges personnels. Ce devoir, dois-je le dire et insister, consiste à défendre avec les moyens qui sont les miens, tous les sans- voix, de même que tous ces compatriotes tombés dans le cachot du désespoir et de la manipulation du plus pervers des cyniques que notre pays n’ait jamais enfanté.

Mais au-delà de toutes ces considérations, je m’enorgueilli d’avoir pour l’occasion,  l’insigne honneur de défendre surtout,  la mémoire de tous les honorables et valeureux serviteurs de notre nation, qui ont conféré à ce pays, ses plus brillantes lettres de noblesse, et que malheureusement, une langue fourchue se croyant tout permis et au dessus de tout, s’évertue à couvrir d’opprobres.

Tenez !

Et si on commençait par répondre à cette question : Gouandjika – car c’est bien de lui qu’il s’agit -, est-il un homme normal ou un être complètement fou, de vouloir prendre tous les Centrafricains pour des demeurés et s’attaquer même aux morts ?

Je réponds. Toute la « littérature » consacrée jusqu’ici au cas de cet énergumène en mal d’être, quand bien même elle ne serait jamais allée au fond de la question, permet néanmoins de classer en deux écoles de pensée, tous ceux qui ont tenté d’écrire ou de faire des « lives »,  pour répondre à la question ci-dessus posée.

D’un côté, les partisans du « Gouandjika homme normal », soutiennent généralement qu’il faut et qu’il suffit à tous, d’accepter ou de s’adapter au mode de fonctionnement de ce bouffon accompli et d’adopter la posture «  motus bras croisés et bouche cousue »,  pour  que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Car disent encore les adeptes mal inspirés de cette école, Gouandjika, au-delà de ses excentricités, serait un redoutable homme politique, qui aurait volontairement  choisi son type de discours et sa technique de communication, pour faire passer ses messages et des vérités que nul homme politique centrafricain n’a jamais osé affirmer. Je ne m’associe guère à ces errements et affirmations douteuses.

Du côté de ceux qui sont convaincus que « Gouandjika est vraiment fou », les arguments ne manquent pas non plus de panache: comment, se demandent-ils, peut-on comprendre autrement, s’il n’a pas une case en moins, qu’à ce niveau de responsabilités familiales, sociales et politiques, un septuagénaire abouti, puisse de cette manière, persister dans la bêtise crasse, et s’arc-bouter aussi durement du mauvais côté de l’histoire?

Personnellement, si les arguments du camp de « Gouadjika-normal et saint d’esprit » sont loin d’emporter ma conviction, j’estime tout aussi, que le camp du « Gouandjika-fou », ne va pas  assez loin dans son argumentation et la démonstration de son affirmation péremptoire.

Alors, j’ai décidé à mon tour de mettre mes facultés cognitives en épreuve, pour chercher à  comprendre ce qui peut  se passer réellement  dans la tête du sieur Gouandjika, qui de toute évidence, manque de lumière à tous les étages.

Aussi, quelques  pans  les plus significatifs du parcours et du discours du « Professeur menteur », m’ont permis d’étudier de manière assez fine mon objet et d’arriver à une conclusion à deux étapes.

Dans un premier temps, ma conclusion, je l’ai ainsi formulé : Gouandjika est un homme totalement normal qui joue au fou, et suffisamment fou pour ne pas être normal.

Mais ça même, c’était avant ! Comme dirait la publicité.

Très rapidement – et c’est  la seconde étape qui entérine ma conviction -,  une évidence s’est imposée à moi qui me fit comprendre que ma première hypothèse était dépassée. Gouandjika, comme il fallait s’y attendre,  aura  fait du chemin dans le mauvais sens, gravi plusieurs marches dans l’échelle qui descend au plus profond  de l’anormalité, des excentricités,   du discours décousu et incohérent.

 Aujourd’hui Gouandjika est totalement fou même s’il persiste à croire et à faire croire qu’il garde une certaine lucidité et un self- contrôl.

En tout état de cause, de même qu’il n’ya pas plus aveugle que celui ne veut pas voir, qu’il n’ya pas plus sourd que celui qui ne veut entendre, de même, il n’ya pas plus fou que celui qui a voulu joué au fou et qui  a fini par le devenir.

À force de délirer à temps partiel, Gouandjika a fini par être fou à plein temps.

Sur ce point, Il me revient qu’en année de philosophie – classe terminale -, notre professeur nous avait donné à disserter sur un sujet qui tombe à propos : le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison.

Parbleu ! J’ignorais que 40 ans plus tard, j’aurais encore  à épiloguer sur ce sujet,  mais cette fois,  à partir d’un exemple vivant, d’un cas atypique, d’une hypothèse qui se défend d’elle-même : Gouandjika a tout perdu, surtout la raison.

En effet Gouandjika a commencé par perdre d’abord la raison. Ce qui l’a poussé à multiplier des excentricités, lesquelles excentricités l’ont amené à jouer au fou depuis son jeune âge jusqu’à ses soixante dix ans, une durée suffisamment longue pour que son cerveau se dessèche et qu’il devienne non seulement définitivement fou – ce qui est aujourd’hui son état « normal »-, mais surtout un fou dangereux, en ce qu’il capable d’entraîner curieusement  dans sa folie, comme des moutons, surtout des personnes que l’on aurait tort de soupçonner de manquer de lucidité et de jugement.

Gouandjika délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.

Et j’en veux pour preuve, ses fameux cours magistraux de l’Université de la déraison et du cynisme, à travers lesquels ce « Professeur menteur » a bien failli faire croire à tous les Centrafricains, qu’il était la réincarnation de Lumumba, Sankara, Sekou Touré, et Mandela tout à la fois, en déployant tout une ingénierie pédagogique de manipulateur, de pervers narcissique et de violent psychologique.

La rhétorique manipulatrice du Professeur menteur

Parmi les commentaires en bas de mon précédent article consacré à une mise au point sur la nécessité de dénoncer les procédés utilisés par Gouandjika pour manipuler ses compatriotes, une internaute a signé ces lignes que je reproduis textuellement ici : « Les coupables sont ceux qui l’applaudissent. Ngouandika a dépassé les limites et ne fait pas honneur à notre pays. »

Vrai ou pas vrai, la manipulation est passée par là.

Selon Wikipédia « Une manipulation mentale ou manipulation psychologique est — en psychologie — une méthode délibérément mise en œuvre dans le but de contrôler ou influencer la pensée, les choix, les actions d’une personne, via un rapport de pouvoir ou d’influence. Les méthodes utilisées faussent ou orientent la perception de la réalité de l’interlocuteur en usant notamment d’un rapport de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie. »

Et c’est bien la méthode que Gouandjika utilise à travers ses tissus de mensonges et de contre-vérités, pompeusement baptisés «cours magistraux ». Et comme le Centrafricain par nature – pour oublier son dur quotidien -,  se laisse attirer par l’humour – politesse du désespoir -, la dérision et même la calomnie, Gouandjika lui, en profite pour se gargariser, en se laissant aller à ses épanchements les plus incontrôlés de mythomane, mystificateur et opportuniste. Au final, il réussit entre deux évidences connues de tous, à distiller et faire avaler à tous les naïfs, ses énormités et ses grossièretés pétries de cynisme.

Je n’en reviens toujours pas, quand j’ai lu sur les réseaux sociaux, des louanges à la gloire d’un fou à lier, chantées par des personnes suffisamment intelligentes pour mériter mes respects, mais qui  sur ce coup, ont totalement manqué de recul et de clairvoyance.

Il a fallu attendre que Gouandjika lui-même se trahisse en annonçant que Touadera était le seul vrai berger – ce qui n’est pas faux -, que devaient suivre tous les moutons et les brebis égarés de RCA, pour qu’enfin, la plupart des accrocs aux « lives » du Professeur Menteur retrouvent toute leur lucidité, se ravisent et soient guéris – je l’espère -, de la Covid M comme manipulation.

Gouandjika le pervers narcissique

Jean-Charles Bouchoux définit le pervers narcissique comme « un être aux frontières de la folie, qui entre avec sa victime dans une relation fusionnelle qu’il transforme en relation de domination.

Son objectif inconscient est de projeter sur l’autre sa part sombre car lui, se voit comme parfait. S’il vous trompe, il vous accusera d’infidélité ; s’il ment, il vous reprochera de ne jamais lui dire la vérité. La manipulation consiste à vous convaincre qu’il est le bon Docteur Jekyll et vous l’ignoble Mister Hyde. »

Ainsi, Gouandjika, dans sa folie, pour se mettre en valeur, n’hésite et ne cesse de chercher à rabaisser les autres, à les agresser, à devenir violent pour des raisons incompréhensibles et injustifiables.

Par ailleurs, je vous invite à aller lire tous les noms des «manipulés » qui interviennent sous les posts de Gouandjika, et vous rendrez alors compte de la dangerosité de cet individu engé à perdre une grande partie de la jeunesse désespérée de Centrafrique.

La violence psychologique exercée par Gouandjika

Par définition, la violence psychologique consiste en une série d’attitudes et de propos qui visent à dénigrer et à nier la façon d’être, ou l’être, d’une autre personne, avec pour intention et pour effet de déstabiliser, de blesser cet autre. La particularité de la violence psychologique perverse, comme façon d’être en relation, est que cette attitude et ces actions ne sont pas suivies de regrets ou d’excuses. Pour celle ou celui qui l’exerce, la violence psychologique est déniée, invisible voire inavouable. La négation de l’autre passe par la considération de celui-ci comme objet.

Et pour rester dans l’actualité centrafricaine, jugez-en vous-même par le comportement de Gouandjika vis-à-vis du Président de l’U.R.C.A, l’honorable Anicet Georges Dologuélé, qu’il n’hésite pas à traiter sur ma page « d’un illettré qui aspire à présider à la destinée de la RCA. »

L’hôpital qui se moque de la charité. Décidément, Gouandjika est fou à lier et bête à manger du foin !

GJK-Guy José KOSSA

(À suivre)

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