CHRONIQUE DU CONFINEMENT:ÉVITER L’IMPORTATION DU VIRUS

0
78

Hommes de pouvoir, de science, ou simple citoyen, personne n’avait pu, ne pouvait prévoir ni imaginer, l’ampleur des ravages actuels, causés par le COVID-19 – pour éviter d’emprunter à Donald TRUMP le président américain, son vocabulaire cynique de « virus chinois ».

Plus inquiétant à ce jour, toutes les hypothèses médicales et scientifiques émanant des grands spécialistes – réputés modestes et sérieux-, semblent se limiter à préparer plutôt les esprits à accepter le pire. À moins d’un miracle auquel beaucoup s’accrochent pour ne pas sombrer.

Pour autant, faille-t-il désespérer et courir se cacher à deux mètres sous terre pour éviter d’être rattrapé par ce virus diablement mortel?

Non, entend-on dire. Les gestes barrières sont efficaces, et le confinement serait la meilleure solution pour ne rien risquer.

Et il y eut un soir, il y eut un matin: nous voici rendu au septième jour du confinement…

Première leçon à tirer : au niveau collectif, l’on constate objectivement, que si la loi ne peut transformer les esprits ni changer les cœurs – et encore -, elle conserve néanmoins, le pouvoir d’interdire aux populations certains agissements et conduites à risque. En d’autres termes, seule la loi détient le pouvoir de contraindre chaque individu – et donc tous -, à adopter de nouveaux comportements. Plus est, si cette loi s’accompagne de sanctions à appliquer immédiatement et rigoureusement par ceux qui ont la charge d’y veiller, des résultats réconfortants peuvent être obtenus à brève échéance.

En fin de compte, la peur du gendarme, c’est le commencement de la sagesse serait-on tenté de dire.

La seconde leçon que l’on peut tirer du confinement, est liée à sa dimension individuelle ou privée : au bout d’une semaine de cette mesure dont les règles sont appelées certainement à se durcir, chacun a dû essayer et réussir pour certains, à créer ou à s’habituer plus ou moins, à un nouveau mode de vie. On le voit, la nature et le degré des obligations et des devoirs changent : l’on se découvre des savoir-être et savoir-faire nouveaux, et l’on s’évertue à trouver et à exercer ses propres talents cachés ou oubliés. En famille, l’on procède à la redistribution des rôles, l’on élabore de nouvelles règles de discipline, l’on essaie de resserrer les liens distendus, de trouver des solutions à certaines situations que l’on arrivait pas à gérer ensemble faute de disponibilité …À dire vrai, chacun a quelque chose à gagner de ce confinement, à condition de le vouloir et de le vivre positivement.

Paradoxalement, tandis qu’en Europe, en Amérique, en Asie, en Australie, dans le monde entier, les Etats s’emploient à fermer leurs frontières, s’évertuent à modifier les habitudes collectives de leurs concitoyens ou à réduire les espaces de vie de leurs populations en prenant des mesures coercitives, il convient que chez nous, en Centrafrique ainsi que dans bien d’autres pays d’Afrique, la plupart des pouvoirs publics, en soient encore à bégayer, à balbutier, à hésiter, à observer passivement en attendant et en espérant que tout cela va passer.

À la vérité, les dirigeants de nos états n’ont aucun argument à faire valoir au peuple, rien de concret à proposer aux populations, et donc rien à faire que de se taire.

Pendant ce temps, dans la peau d’hommes et de femmes en costumes et cravates soignés, tailleurs sur mesure, boubous blancs ou en couleurs bien amidonnés, tous apparemment en très bonne santé, le virus poursuit son immigration en RCA et dans les pays d’Afrique. Et puisque ces femmes et ces hommes arrivant fraichement d’Europe, ont pour habitude de susciter généralement des rassemblements spontanés ou organisés au cours de leur séjour, il est à craindre que plusieurs personnes ainsi exposées, finissent par contracter le virus et devenir à leur tour des vecteurs de propagation du COVID-19.

Et demain l’hécatombe.

GJK-Guy José KOSSA

Commentaires

0 commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Laissez votre vote!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.