CENTRAFRIQUE : UNE DÉMOCRATIE QUI SE CHERCHE

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Par Adolphe PAKOUA

La classe politique, la société civile, les groupes armés, les seleka et les antibalaka .

Oh Centrafrique, qu ’ as – tu donc fait à ton peuple pour voir toutes ces dénominations s’insinuer dans l’esprit de tes enfants pour les éloigner les uns des autres ?

Hier centrafricains à part entière, aujourd’ hui musulmans ou chrétiens.

Hier centrafricains à part entière, aujourd’ hui classe politique ou société civile.

Hier centrafricains tout court et tout simplement, aujourd’ hui centrafricains de quelle région.

Centrafricains de quelle région car l ’ épouvante qui a soufflé sur le pays en cette année 2012 a vu arriver dans le pays des hordes de sauvages venus d ’ ailleurs et qui, après avoir savouré pour la première fois le lait de cette terre de Centrafrique, n ’ ont plus résister à l ’ envie d ’ y rester et de s ’ affubler d ’ une certaine identité centrafricaine.

Des élections générales viennent d ’ avoir lieu sur toute l ’ étendue du territoire, donnant l ’ occasion au peuple de choisir ses futurs dirigeants et représentants.

Dans ces scrutins, il n’ a jamais été question de demander au peuple de choisir ses généraux, ses colonels, ses commandants et autres officiers militaires pour avoir une ou des places dans le gouvernement ou dans la future Assemblée Nationale.

Qu ’ on entende aujourd’ hui une ou des voix s ’ élever pour demander une représentation quelconque seleka dans le gouvernement (et cela pourrait aussi inciter d ’ autres entités à faire de pareilles revendications) est une insulte insupportable adressée au peuple. Un centrafricain se revendiquant comme tel ne peut pas avoir une pareille attitude car le vote du peuple nous a signifié à tous, la conduite à tenir désormais, pour mettre un terme à toutes les divisions, toutes les distinctions séparatistes.

Ceux qui s’aventurent dans cette voie, montrent bien qu ’ ils ne sont pas de « vrais » centrafricains. Alors les centrafricains eux-mêmes ne doivent plus se laisser prendre à un tel piège, pour écouter ce genre de son de cloche.

Il est temps de laisser les nouvelles autorités se mettre au travail pour permettre au pays de retrouver la sérénité dont il a besoin, et il est temps pour que le peuple se mette aussi au travail, en aidant plutôt ces autorités à faire le leur comme il faut, pour éviter de retomber dans les travers qui nous ont été si dramatiques.

Que Dieu bénisse le Centrafrique, à tout jamais un et indivisible.

Adolphe PAKOUA

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