CENTRAFRIQUE : SI J’ETAIS LE NOUVEAU LOCATAIRE DU PALAIS DE LA RENAISSANCE

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Par Adolphe PAKOUA

On ne construit pas un pays avec des « si », dit-on. Le Centrafrique vient de tourner une nouvelle page de son histoire avec l’élection d’un nouveau Président de la République. Une ère nouvelle qui s’ouvre pour le pays avec tous les espoirs que le peuple, dans son ensemble, voudrait voir se réaliser dans tous les domaines socio-économiques pouvant permettre à la nation de s’affirmer et de croître dans un climat de concorde naturelle.

Dans un monde globalisé où chaque pays devient de moins en moins indépendant des autres tellement les influences internationales ont un impact non négligeable dans la conduite des affaires internes de chaque État du monde, et dans un pays qui sort d’un chaos épouvantable et qui vient de se doter d’un Président démocratiquement élu, où les ralliements se sont faits en grand nombre pour assurer la victoire finale, où les barons politiques d’hier ne font et ne feront rien pour perdre le moindre morceau de leurs privilèges et de leur pouvoir,

  • si j’étais le nouveau locataire du Palais de la Renaissance, je nommerais un Premier Ministre de mon choix, sans tenir compte des influences de quelque nature que ce soit, qui feraient des pressions sur moi pour opter pour un autre choix.
  • Je mettrais en place un comité chargé de sélectionner les dossiers de candidature aux postes ministériels et à d’autres postes à haute responsabilité publique.
  • Les candidats dont les dossiers seront retenus passeraient un entretien devant un comité consultatif pour l’évaluation de leurs compétences.
  • Les nominations aux différents départements ministériels se feraient à la suite de l’évaluation de ces compétences, avec les qualifications à la base.

En procédant de cette manière, il est certain que j’éliminerais, avec la facilité la plus ridicule, les candidatures farfelues et intempestives, j’aurais au moins l’assurance de pouvoir placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, en toute transparence. La répartition géographique de ces compétences sera prise en compte, pour satisfaire aux exigences de l’équilibre administratif.

Cela permettrait aussi de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, car il est évident qu’avec les nombreux soutiens qui ont été candidats pour certains et qui sont désormais candidats aussi à quelque chose, chacun pourrait défendre ses chances à la hauteur de sa propre valeur, de ses qualifications et de ses compétences réelles, esprit d’équité oblige.

On ne construit pas un pays avec des « si », mais l’hypothèse pousse aussi à la réflexion. La pratique politique n’admet pas l’application d’une hypothèse telle que celle que nous avons émise ici, mais pouvons-nous réfléchir davantage pour innover ? Après tout, nous pourrions toujours voir l’efficacité de chaque maçon une fois tous ces constructeurs au pied du mur.

Que Dieu bénisse notre pays.

Adolphe PAKOUA

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