RCA : OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

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Si, par impossible, l’on demandait aujourd’hui à l’ancien Président ivoirien, d’adresser du fond de sa cellule de la CPI, un message à tous les hommes politiques centrafricains, et plus particulièrement aux dirigeants actuels de la transition ; que pensez-vous qu’il puisse ressortir de son discours ?
Nul ne peut le prédire très exactement. Cependant, on peut envisager aisément, que les grands enseignements de sagesse que pourrait dispenser le professeur Laurent Gbagbo, puiseront certainement, à la source vivifiante de son expérience – cet autre nom que les hommes donnent à leurs échecs -, pour dépeindre à fond, et même fustiger, les rêves, grandeurs et décadences du pouvoir sous les tropiques, notamment au sud du Sahara. Aussi, maniant avec emphase discours et gestuel – tel celui immortalisé par l’image à la une -, on peut également imaginer l’ancien Président ivoirien, qui détient par ailleurs le secret des slogans à la fois exaltants et circonspects, en train de brocarder la présidence et le gouvernement de la RCA en ces termes :

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Franchement, ami lecteur ou chère lectrice, si vous avez des occupations beaucoup plus sérieuses, je vous prie, arrêtez à ce niveau votre lecture. Mais si vous persistez vraiment à prolonger votre plaisir de lire, rappelez-vous néanmoins à la fin de l’épreuve – quels que soient les sentiments éprouvés -, que je vous aurais prévenu !

Chaque jour que Dieu fait – comme on dit en Afrique de l’Ouest -, je ne cesse de m’aventurer sur divers champs de la réflexion et de l’analyse. Bien sûr, l’objet de ma pensée et le sujet de mon discours demeurent à présent inchangés et se nomment : la Centrafrique et les Centrafricains.
Mais plus j’essaie d’avancer, plus je doute et m’interroge, plus je me révolte. Finalement, j’en suis arrivé à la conclusion que moi-même, j’ai choisi de me « pourrir » agréablement l’existence et la vie, en optant pour la seule chose la plus sérieuse que je puisse offrir à mon pays et à mes compatriotes : dénoncer certes, mais surtout penser l’Avenir. Et c’est là toute la problématique : dénoncer en pensant l’avenir, et penser l’avenir en dénonçant.

A la vérité, il nous faut reconnaître que la Centrafrique notre pays, n’a aucun problème, ou plus exactement, n’est pas, ne pose pas, ne constitue pas en tant que tel, un problème pour ses populations. Trivialement parlant, disons que pour tous les Centrafricains, la Terre de Centrafrique, n’est pas une terre ingrate et avare, antipathique, haineuse et hostile. Et quiconque voudrait vous convaincre du contraire, demandez-lui simplement dès demain matin, de commencer à cultiver un jardin potager, n’importe où, sur n’importe quelle portion de surface arable des 622 000 km2 que représente la Centrafrique. Le résultat sera clair et sans appel : dès le lendemain, le vaillant laboureur qui aura « travaillé, pris de la peine, creusé, fouillé, bêché et n’a laissé nulle place où la main ne passe et repasse »(1), ce laboureur-là, trouvera de quoi se nourrir, pour lui-même et sa famille. Mieux, il pourra se permettre de vendre une partie de sa moisson. Il gagnera alors l’argent rare, lequel servira tout naturellement, à couvrir les besoins fondamentaux de sa famille.

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ?

A contrario, si l’on considère et examine assez profondément les faits et les réalités en Centrafrique, on découvre, que la majorité des Centrafricains, de par leurs attitudes et comportements, sont, constituent, représentent, de véritables « dangers » et de sérieux problèmes pour la Centrafrique leur pays. Ces compatriotes, disons-le clairement, enlèvent ainsi non seulement à la RCA les moyens et toutes ses chances de progresser, mais surtout, empêchent beaucoup d’autres Centrafricains, d’avoir la chance de s’exprimer et de donner la pleine mesure de leur capacité.

Et pour revenir à notre précédent exemple de la Terre de Centrafrique, essayez à nouveau de parcourir toute la surface arable des 622 000 km2 qu’offre si généreusement la Centrafrique. Admettons qu’au fur et à mesure de votre progression, il vous était donné de poser cette simple question à chaque portion de terre que vous trouvez sur votre chemin :

« Ô mère Terre de Centrafrique, qu’ont-ils fait de toi, les Centrafricains tes enfants ? Pourquoi restes-tu si désespérément nue ? »

Alors, la Terre-mère de Centrafrique nous répondra certainement :

« J’ai beau être bonne et fertile, mon sous-sol regorge des minerais de toutes sortes; j’ai beau offrir à tous, fleuves et cours d’eau poissonneux, permettre à chacun de se satisfaire de ma végétation verdoyante et luisante, de profiter de l’ensemble de ma faune et de ma flore, d’exploiter à bon escient tous les arbres d’essence rare de ma forêt équatoriale si dense et exceptionnelle. Bref. Au lieu de tout cela, au lieu de tout ce que j’offre si généreusement et que l’on peut obtenir pratiquement sans peine et sans effort extrême, je suis au regret de constater malheureusement, que presque toute ma population avisée, et presque tous les Centrafricains un tant soit peu instruits, ne rêvent que d’un titre de noblesse parmi les suivants : Monarque, Prince, Duc, Marquis, Comte, Baron, Seigneur, Hidalgo, Régent, Chevalier, Courtisan, etc.
Le plus grave cependant, n’est pas là, mais ici : toutes les fois qu’ils réussissent à le devenir, presque toute ma population avisée, presque tous les Centrafricains un tant soit peu instruits, se révèlent indéniablement n’être que de très passables, de mauvais, de très mauvais, et même de piètres Monarque, Prince, Duc, Marquis, Comte, Baron, Seigneur, Hidalgo, Régent, Chevalier, Courtisan, etc.

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Et voici qu’en Centrafrique, s’installe le règne de la médiocrité. La médiocrité en tout et partout ; la médiocrité aussi bien dans les petites, que dans les grandes choses ; la médiocrité comme modèle de réussite sociale. Et cela est d’autant plus vrai et extraordinaire, qu’on remarque aujourd’hui en Centrafrique un phénomène social de plus en plus grave qu’il ne faut cesser de dénoncer : plus on monte à l’échelle des différentes couches de la société centrafricaine actuelle, plus les individus – sauf rares exceptions -, se révèlent de plus en plus médiocres.

Aussi, mise à part le népotisme et le clientélisme qui sont finalement des fléaux « normaux » les plus répandus, et auxquels dirigeants et citoyens ordinaires semblent s’en être finalement accommodés, une nouvelle « tragédie » centrafricaine, gagne de plus en plus du terrain : la sous-estimation ou la sous-évaluation systématique du Centrafricain, quel qu’il soit. Pour s’en convaincre, observez minutieusement les conditions d’octroi ainsi que la liste des soumissionnaires gagnants des plus importants marchés de prestation des services, et de fourniture de matériels en Centrafrique, et ce, dans tous les domaines (communication, fonctions administratives, BTP, etc…). Et si quelqu’un doute encore, qu’il pose directement à Samba-Panza, cette question : Madame la présidente, qui sont vos principaux prestataires en communication ?
Par ailleurs, qu’est devenue la politique de « centrafricanisation des emplois »? Je suis sûr que Henri Pascal Bolanga, le célèbre journaliste camerounais qui dirigeait la communication de Bozizé, et que l’on voit ces jours-ci rôder à Bangui saura vous le dire !
Ceci dit, personne ne pourra me faire croire que ce sont les cadres de très bon et de très haut niveau qui manquent parmi les Centrafricains. Il suffit simplement de « jouer franc-jeu » avec tout le monde. Et bien évidemment, tant que les médiocres seront aux affaires et ne feront appel qu’aux médiocres, la médiocrité aura encore de beaux jours devant-elle en RCA.
Tenez, la semaine dernière, j’assistais au spectacle de départ à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, d’un Centrafricain qui a ouvert un e-journal, et qui cependant, – je sais de quoi et de qui je parle s’il vous plaît –, ne peut pas vous écrire une seule phrase correcte en français. Rassurez-vous, c’est à celui-là qu’on a semble-t-il, envoyé un billet d’avion pour aller s’occuper je ne sais de quel service de communication au niveau de la Présidence. Pschittt !!!! Je préfère mille fois encore mon « ami » Georges Adrien Poussou !

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Dans le milieu de la politique et de la haute administration centrafricaine, la médiocrité ne relève pas seulement de l’incompétence mais aussi de l’appétence. Généralement, poussés par l’extrême désir d’assouvir avec avidité leurs ambitions égoïstes et malsaines, tous les foireux, les cancres et les margoulins grands prédateurs d’état, négligent leur travail. Ils ne prennent plus au sérieux ce qui en principe, constitue l’essentiel de leur charge professionnelle et de leur mission politique. A force de s’occuper seulement à remplir des comptes ouverts à la va-vite dans divers pays étrangers, ce qui intéresse cette catégorie de « serviteurs de l’Etat » dès qu’ils arrivent à leurs bureaux, c’est de réfléchir sur toutes les stratégies et les moindres opportunités de ponctionner l’argent et les biens de l’Etat. D’où alors, de très nombreux cas de conflits d’intérêt, le doux euphémisme de la corruption généralisée. D’où également, les multiples cas de vols et de pillages, de détournements et de fraude en tout genre, bref, de tout ce que l’on désigne pompeusement sous le vocable d’enrichissements illicites.
A ce sujet, connaissez-vous la mode en vogue dans les cercles du pouvoir de transition en Centrafrique ? Brader d’un côté et devenir acquéreur de l’autre côté, des différents édifices de l’état et des bâtiments publics, même encore occupés. Et s’il persiste en vous le moindre doute, posez cette fois-ci directement la question à dame Ngakola, Directrice Générale de la douane, ci-devant épouse du Premier Ministre Kamoun – quelle noblesse ! En tout cas, cette dame maîtrise mieux que quiconque, la « République des braderies entre amis », et saura donc vous dire très exactement combien de bâtiments elle a déjà acheté au prix d’une Nissan Primera d’occasion. Sans compter ceux qui font l’objet de sa convoitise à elle et à ses amis. Quoiqu’il en soit, tous les acquéreurs d’aujourd’hui qui ne sont pas ceux d’hier, devront savoir qu’ils ne perdent rien pour attendre. La roue de l’histoire en Centrafrique ne s’est pas définitivement arrêtée.

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Tout compte fait, – c’est le pêcheur – chieur aquatique – yakoma en moi qui se révèle -, « le poisson commence à pourrir toujours par la tête ». Ainsi, en est-il de la RCA. Sans qu’il soit besoin de l’analyser, observons que la Centrafrique « pourrit » et se meurt par le sommet. D’une part à cause de ses dirigeants ivres de pouvoir et inutilement arrogants ; d’autre part, à cause de la pléthore de faux hauts cadres serviles et séniles, incompétents et intellectuellement inaptes, qui gangrènent toute l’administration.
En effet, il est choquant de se rendre compte par exemple, que les différents chefs de ceci ou de cela, les conseillers, experts, secrétaires particuliers et comparses, à la Présidence de la République, semblent ne servir qu’à orner l’intérieur des quatre murs et le plancher. Leur rôle ? Déambuler de bureau en bureau, à ne rien faire ou presque ; mieux, s’empêtrer avec des œillères dans les sables de l’inconsistance, de la légèreté, du louvoiement constant et du fourvoiement permanent.

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Et si vous voulez une petite démonstration, de ce que j’avance et dénonce, permettez simplement que je vous conduise sur le bout de champ du décret N° 14-292 du 28 août 2014, portant nomination ou confirmation des personnalités à la Présidence de la République. Je vous prie de bien vouloir lire attentivement le texte ci-dessous, – cliquez dessus pour l’agrandir s’il le faut -, et de souligner ce qui vous saute aux yeux à première vue.

DECRET_14-292_lesplumesderca

Si vous n’avez rien relevé d’anormal sur le texte ci-dessus,voici par ailleurs un autre décret ci-dessous, qui pourrait peut-être vous mettre « la puce aux yeux »

DECRET_14-289_lesplumesderca

Constat relevé : la loi N° 13.001 du 18 juillet, portant charte Constitutionnelle de Transition, visée dans les deux textes, est-elle de 2014 comme dans le 1er texte ? Ou de 2013 ainsi que le mentionne le second texte ? Ou s’agit-il tout simplement de deux textes de loi différents ? Bref.

Nous sommes bien, s’il vous plaît, dans le Naos, le Saint des saints. Nous sommes à la Présidence de la République Centrafricaine, et non dans la rustre tanière aux chefs rebelles incultes, qu’est devenu le ministère de la jeunesse. Au fait ce ministère, me semble-t-il, on a décidé bêtement de l’abandonner définitivement, aux élucubrations de bandits étourdis. Ce cher département de la jeunesse, on a décidé de le sacrifier, de l’aliéner, de l’humilier, puis de le lâcher à des va nu-pieds en costume et à des barbares aux mains souillées. Ce ministère si cher à la République, saura-t-il retrouver un jour toute sa noblesse et ses lustres d’antan, pour enfin redevenir ce que l’on a toujours voulu qu’il soit ? A savoir, un sanctuaire d’éducation et de civisme pour une jeunesse centrafricaine en quête de repères. Pauvre Transition en pleine déperdition ! Honte à tous les briseurs de rêve à qui un jour la jeunesse, les veuves et orphelins demanderont des comptes !

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Messieurs les conseillers et autres à la Présidence, revenons-en à notre texte épinglé ci-dessus, et à l’erreur constatée. Oseriez-vous avancer qu’il s’agit là d’une querelle inutile ? Que cette grave méprise, n’est que le simple fait d’une secrétaire victime d’un syndrome d’inattention, et qu’au fond, elle ne remet pas en cause la validité de l’acte juridique en question ? Sans doute, vous n’auriez pas tort de plaider cet argument, je vous le concède volontiers.
Par ailleurs, ce vice dites-vous, même s’il venait à être invoqué devant le juge administratif, pour demander l’annulation dudit décret, n’aboutirait in fine qu’à une simple injonction de rectifier l’erreur constatée ? Là encore, osons admettre que le juge suivra vos conclusions, et d’ailleurs il ne viendra à l’idée d’aucun Centrafricain d’entreprendre et de perde son temps pour une telle bataille juridique de « prestige ».

En revanche, Messieurs les Conseillers et autres à la Présidence, ce n’est ni d’erreur, ni de faute, ni de jugement dont veut vous entretenir l’Elève Certifié du Village Guitilitimô, mais plutôt de BÊTISE.
Oui Messieurs les Conseillers et autres à la Présidence, cette erreur matérielle qui a été relevée, est vraiment une Bêtise. Et en droit pur s’il vous plaît, la bêtise ne se justifie pas, la bêtise est sans appel, et par conséquent, cette bêtise – qui mérite qu’on s’y attarde -, doit être jugée et condamnée en premier et dernier ressort, par tout citoyen. Aussi, en tant que citoyen centrafricain, je me refuse à comprendre qu’un texte signé de la Cheffe de l’Etat, soit entaché d’une si grosse aberration ! Comment travaille-t-on au niveau du cabinet de Samba-Panza ? Car j’imagine que le parapheur portant le projet de ce texte, a dû tout de même passer entre les mains de plusieurs personnes ! Et la Secrétaire Particulière, Christelle Samba-Panza – née Sappot– elle aussi n’a rien vu passer ? Dommage ! Dans tous les cas, au lieu de continuer à servir de coffre-fort ambulant à votre Présidente de mère, vous serez bien inspirée, Madame Christelle Samba-Panza, de vous ressaisir et de reprendre en mains plus sérieusement votre grand rôle de Secrétaire Particulière de votre Présidente de Mère.

Par ailleurs, on peut se demander à juste titre, pourquoi, les « bénéficiaires » dudit décret portant cette erreur matérielle grave, n’ont-ils pas cru devoir le signaler, quitte à faire procéder à la rectification qui s’impose, ainsi qu’à la publication du nouveau texte ? Eux-aussi, n’ont certainement rien vu et c’est encore plus grave.
Enfin, les gens de mauvaise foi diront que l’erreur a été corrigée à temps, mais que le nouveau texte n’a pas été diffusé. Mon œil !

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Dans tous les cas, la grande précision qu’impose l’élaboration de tout texte de droit, conjuguée à la rigueur et la prudence administrative, ne laissent pas beaucoup de chances aux excuses plates.Tout le monde sait, qu’une « simple virgule » mal placée, est susceptible d’orienter l’interprétation d’un texte dans un sens comme dans l’autre ; d’ébranler dangereusement les fondements d’une construction juridique apparemment solide et de remettre ainsi en cause la validité d’un texte.

A l’heure qu’il est, peut-être que certains parmi les Conseillers et autres à la Présidence, sont en train de penser : pourquoi ce long discours et toute la querelle à cause d’un « petit 3 » victime d’un tout « petit accident » qui l’a métamorphosé en « un petit 4 » ? Qu’il n’y a pas ici de quoi fouetter un chat ! Tant mieux. Mais je réponds simplement que tout dépend d’où on regarde et parle. Personnellement, je suis du côté des institutions de la République et non des « serviteurs indélicats ». Et tout ce qui risque de mettre en danger la vie de la nation, si imperceptible soit-il, doit nous interpeller. Si tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont eu en charge de conduire le destin de notre pays avaient appris à ne pas négliger ce qu’on appelle « petite chose », « ça ne fait rien », « on verra plus tard », « il y’a plus urgent » etc, certainement que la RCA notre pays, n’en serait pas au stade de médiocrité actuelle. C’est-à-dire plus bas que terre. Et je puis vous affirmer, sans risque de me tromper – je ne parle pas seulement du régime en place -, que l’amateurisme, la précipitation, l’inintelligence, l’improvisation, et la négligence, ont causé beaucoup de tort à notre pays.
Des textes de différents accords, conventions, contrats miniers etc, ont souvent été signés dans des conditions telles que l’autorité qui y a apposé sa signature, est incapable de se rappeler dès le lendemain, les grands axes sur lesquels il a engagé le pays. Bien évidemment, la pratique qui consiste à « exfiltrer » un ministre de Bangui, pour l’amener signer un texte à l’extérieur du pays, après lui avoir assuré un séjour de rêve dans un grand palace et lui avoir ouvert un compte dans un paradis fiscal quelconque, a fait trop de mal à tout le peuple centrafricain.
Si l’on présente aujourd’hui n’importe quel contrat minier signé au nom de la RCA, et qu’on s’évertue à en examiner très sérieusement tout le contenu, je ne serais pas étonné qu’on y découvre des clauses stipulant que tous les Centrafricains sont vendus. C’est vous dire !

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Pour finir et en parlant toujours de texte, j’ai trouvé la dernière fois en fouillant sur le net, la bonne version de la charte constitutionnelle de Transition publiée et accessible en cliquant ici.
On découvre dans ce texte de très grande portée, exactement écrit à l’article 50 alinéa 3, ce qui suit :

« Les membres du Conseil National de Transition sont désignés par les organisations dont ils sont issus pour la durée de la transaction ».

Encore une méprise ! Mais cette fois, une méprise très révélatrice de l’état d’esprit dans lequel travaillent certaines personnes. Quoi d’étonnant alors, quand on sait que dans ce pays, les transactions et la prédation tiennent lieu de mode de gouvernance !
Alors quant à moi, je pose la question suivante : à quand la fin de la transaction en cours ? Je serais franchement curieux de voir la version originale (de cette Charte), portant la signature de sieur Djotodja.
Je me demande par ailleurs, si certains esprits malicieux, ne risquent-ils pas de s’engouffrer dans la brèche de ces toutes « petites erreurs », pour trouver et faire valoir des arguments juridiques « à faire chier ! »

OUVREZ GRAND VOS YEUX, VOYEZ-VOUS ? TOUT ÇA DOIT CESSER !

Plus j’y pense, plus je me demande comment peut-on être Centrafricain, réfléchir en Centrafricain, et agir en Centrafricain, pour le bien-être de la Centrafrique et des Centrafricains, sans pour autant se sentir en permanence mal à l’aise ?

Personnellement, en ayant choisi de mettre en perspective mon pays – comme beaucoup d’autres –, j’ai voulu en ce qui me concerne, prendre ma part de souffrance collective, et parcourir ainsi mon bout de « chemin de croix ». Mais au fond, c’est surtout pour moi, ma façon d’apporter ma petite contribution à l’œuvre de renaissance nationale, à laquelle tout Centrafricain doit s’atteler. Je puis vous assurer, que ma coupe est bien pleine de douleurs et de déceptions. Mais cependant ces douleurs et déceptions ressenties, paradoxalement, me fournissent encore et encore plus de détermination pour avancer dans mes réflexions et analyses. N’en déplaise aux hiboux aux regards gluants !

Souvenez-vous que je vous avais prévenu au tout début de votre lecture !

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

(1) : Le Laboureur et ses enfants (Jean de La Fontaine)

Commentaires

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1 COMMENTAIRE

  1. Et là encore, on est que dans le lot des soit disant “intellectuels” des années 50,60,70,80.Le jour où on en sera au tour de la”Jeunesse des années 90 et 2000″ dont 80% à acheté son Bac, ce sera le déluge! Malheureusement, tous ces cancres de parvenus qui emplissent l’administration Centrafricaine ne sont pas prêts de disparaître, et pis encore, ils se multiplient comme les cellules vivantes.Il faut que cela Cesse!

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