INTERVIEW D’ÉLIE OUÉIFIO DNC DE KARIM MECKASSOUA

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“Aujourd’hui le pays a besoin des bras de ses fils et filles pour sortir du gouffre dans lequel nous l’avons plongé. C’est la raison pour laquelle, je soutiens Karim Meckassoua avec qui je partage la même vision pour le pays en terme de développement à tous les niveaux…” Dixit Élie Ouéifio Directeur National de Campagne du Candidat Abdou Karim Meckassoua

Propos recueillis par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

LPRCA : Monsieur Élie Ouéifio Bonjour

EO : Bonjour

LPRCA : Secouée par une crise conjoncturelle et structurelle depuis plus de deux décennies, la Centrafrique peine toujours à sortir de l’ornière. Dans la situation actuelle, la normalisation du pays passe, entre autre, par le retour à l’ordre constitutionnel d’où l’organisation prochaine des élections. Beaucoup de candidats se sont déjà déclarés et il y’en a d’autres qui vont certainement se déclarer dans les prochains jours et mois. Parmi ces nombreux prétendants figurent des anciens premiers ministres, des anciens ministres, des hommes d’affaires, des néophytes en politique, des avocats, des pasteurs etc…Et cette liste n’est point exhaustive. Toutefois, selon les informations qui nous sont parvenues, l’ancien ministre d’état Karim Meckassoua a récemment décidé de faire de vous son Directeur National de Campagne (DNC) dans le cadre des prochaines échéances électorales. Il s’avère même que vous aviez tenu une conférence de presse à Bangui sur votre nomination au poste de DNC. A l’approche de ces futures échéances électorales en Centrafrique, notre site, Les plumes de RCA « LPRCA » a décidé de placer le gril de la transparence médiatique sur chacun des candidats à la magistrature suprême dans notre pays. Nous espérons qu’à travers ce lampadaire de la raison critique, chaque potentiel locataire du Palais de la Renaissance pourra convaincre les électeurs sur sa vision d’une nouvelle Centrafrique permettant la communauté de vie et de destin de tous les Centrafricains sans exception. Aujourd’hui, nous vous tendons le micro du peuple en lieu et place de votre candidat à la présidence.

Monsieur Élie Ouéifio, vous aviez occupé les postes de Ministre de l’Administration du Territoire, de secrétaire général de la présidence et de secrétaire du parti KNK sous le règne de l’ancien président Bozizé. Aujourd’hui, vous soutenez la candidature de l’ancien Ministre d’état Karim Meckassoua aux prochaines élections présidentielles. Que dites-vous de tous ceux et toutes celles qui parlent d’une trahison vis-à-vis de Bozizé ?

EO : Tous ceux et toutes celles qui interprètent le soutien que j’apporte à la candidature du compatriote Karim Meckassoua aux élections présidentielle comme un acte de trahison au président BOZIZÉ sous le règne de qui, j’ai été Ministre de l’administration du territoire, Secrétaire Général du parti KNK, puis Ministre Secrétaire Général de la présidence de la République avant d’être mis en disgrâce, puis repêché deux années plus tard par ma nomination comme Ambassadeur, sont dans l’erreur sinon, font preuve de mauvaise foi ou de pure méchanceté vis-à-vis de ma modeste personne. Nul n’ignore qu’après un travail hardi abattu dans le cadre de ces hautes fonctions dans la loyauté, la fidélité et l’intégrité, j’ai été viré sinon, chassé comme un grand bandit le 14 Novembre 2011 par un décret diffusé à 06 heure 30 minutes alors que la journée de travail n’avait pas encore commencé, et le siège du parti investi par les militaires de la garde présidentielle dans la nuit du 13 Novembre 2011 jusqu’au 02 Décembre 2011, veille de la passation de service avec mon successeur. Aujourd’hui le pays a besoin des bras de ses fils et filles pour sortir du gouffre dans lequel nous l’avons plongé. C’est la raison pour laquelle, je soutiens Karim Meckassoua avec qui je partage la même vision pour le pays en terme de développement à tous les niveaux.

LPRCA : L’ancien ministre d’état Karim Meckassoua a pris la décision de vous nommer comme son Directeur de Campagne alors qu’il n’a pas encore officialisé sa candidature, n’y a t-il pas vice de forme quelque part ?

EO : Le fait déjà d’avoir pensé et pris la décision d’être candidat aux présidentielles suffit à un homme politique d’identifier les hommes et les femmes avec qui mener et sur qui reposer ses actions politiques. Les comités de soutiens qui se mettent chaque jour en place en faveur de la candidature de Karim Meckassoua à travers le pays et à l’extérieur, les actions sociales et humanitaires que lui-même posent actuellement sont autant parlant qu’une cérémonie officielle de déclaration de candidature qui ne saurait tarder.

LPRCA : Votre candidat n’a aucune formation politique. Il semblerait qu’il est soutenu par le RPR de Nguendet, le PUN de Mme Doumta et bien d’autres formations politiques voire de nombreuses personnalités du pays. Comment comptez-vous fédérer toutes ces énergies auprès de votre poulain ? Ne craignez-vous pas une guerre d’egos et de positionnement comme à l’accoutumée ?

EO : Les formations politiques dont le nombre tend à dépasser le nombre des sous-préfectures qui composent le pays ne constituent nullement les préoccupations actuelles des centrafricains. Le pays a besoin des hommes de visions, capables d’impulser des bons repères qui conduisent vers la stabilité et le développement pour le bonheur de tous les centrafricains.

LPRCA : L’environnement sociétal du pays impose aux Centrafricains de toutes obédiences depuis les indépendances une communauté de vie et de destin. Les Musulmans et les Chrétiens ont toujours vécu en parfaite harmonie en Centrafrique mais, la crise actuelle a complètement crée un fossé entre les deux communautés. Comment parviendrez-vous à convaincre et à rassurer les Centrafricains qui vivent au quotidien cette fracture sociale que Karim Meckassoua est l’homme du rassemblement ?

EO : La première étape c’est le tendem Meckassoua-Oueifio fondé sur le principe de l’unité nationale et sur l’unité de Dieu dans la diversité. Il est musulman et moi chrétien. La deuxième c’est de rétablir la vérité longtemps manipulée pour abuser du peuple et le maintenir dans le joug de l’ignorance sources de conflits. Il n’y a pas de guerre de religion en Centrafrique et Karim Meckassoua est le grand homme du rassemblement pour reprendre votre propre terme et j’ajouterai que c’est le seul et le meilleur pour la refondation de la nation centrafricaine autour des valeurs et vertus citoyennes longtemps mises en mal

LPRCA : Quelles sont les offres politiques de votre candidat face aux défis qui s’imposent au pays?

EO : Je préfère laisser la primeur au candidat de dérouler le moment venu, les grands chantiers qu’il entend mettre en œuvre et qui prennent entièrement en compte les attentes de la population centrafricaine.

LPRCA : A ce qu’il parait, la rupture est le mot d’ordre de votre candidat. Qu’entend-il par rupture ? Et comment parviendra-t-il à appliquer ce concept si jamais il accédait au pouvoir ?

EO: Tout dépend de la volonté et de la fidélité d’un homme vis-à-vis des motivations qui l’ont porté au pouvoir. Là-dessus Monsieur Karim Meckassoua a des prédispositions naturelles et politiques. Il incarnera sûrement la rupture qui détermine sa nouvelle vision de l’Administration et de la notion de l’Etat.

LPRCA : Sera-t-il le candidat de l’impunité ? Ou poursuivra-t-il tous les auteurs de crimes économiques d’hier et de demain ? Est-ce cela la rupture ?

EO : Il s’agit ici à mon avis des problèmes liés à l’information, à la sensibilisation et à la formation du peuple pour qu’il comprenne ce qu’il doit faire et ne doit pas faire car, plus le peuple est bien informé et éduqué, il peut se prendre en charge et peut redresser une situation sans qu’une goutte de sang ni de larme ne coule. Le seul remède c’est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et les autres vices et autres anti valeurs disparaitront d’eux-mêmes.

LPRCA : Quelle sera alors la Centrafrique de Meckassoua s’il devenait le nouveau maître du pays ?

EO : Sans prétention aucune, la Centrafrique de Meckassoua sera une Centrafrique dépouillée de tous les préjuges et clivage ethnique, tribal, politique et religieux. Ce serait une Centrafrique sécurisée, unie, assisse sur la vérité et la justice. Laquelle Centrafrique serait désormais sur le chemin de l’émergence grâce aux efforts de ses filles et fils engagés dans le travail et un travail bien fait. En un mot, ce sera la Centrafrique en perpétuelle transformation positive.

LPRCA : Votre mot de la fin svp…

EO : Mon mot de fin, c’est d’exhorter mes frères et sœurs centrafricains à bien tirer les leçons des calamités qui se sont abattues sur nous afin de nous tourner les uns vers les autres, avec un cœur et un esprit nouveaux, imbus du pardon, de la tolérance et de la réconciliation pour qu’ensemble, nous opérions un meilleur choix politique qui donnerait l’espoir et l’espérance au peuple centrafricain. Ce choix s’appelle Karim Meckassoua

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  1. A tous les lecteurs, si vous rencontrez ce monsieur quelque part, dites lui que tous les centrafricains savent qu’il n’est rien d’autre qu’un véritable courtisant. Il n’a rien dit dans cet interview, même l’offre politique de son candidat il n’en a aucune idée. Quelle abomination? Meckassoua a commis une erreur monumentale d’avoir accepté EO, le destructeur. Meckassoua a compromis complètement son avenir politique en acceptant celui que le peuple a déjà vomis il y a quelques années.

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