FAUT-IL LES ENVOYER TOUS EN ENFER?

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Par GJK

Comme elle belle à voir cette image !
Cela se passe au Ghana, et c’est bien en Afrique. Un Chef d’État en fonction, en train de recevoir ses trois prédécesseurs dans son palais, afin de discuter de l’avenir de leur pays.

Sur notre continent si souvent malmené par l’opinion internationale, il se trouve heureusement que certains États peuvent encore être cités comme des exemples de réussite politique. Ceux-là semblent être entrés définitivement dans la périphérie de la perfection démocratique.

D’autres États de notre même Afrique par contre – et notre pays en fait malheureusement partie -, continuent cependant de donner toujours la douloureuse impression d’être de très mauvais élèves, si mauvais qu’il va falloir s’habituer à les voir toujours à la traîne, résolument incapables d’entamer ne fut-ce que le début du commencement de la moindre transformation. Leur retard sur les plans politique, économique, culturel, social, humain, scolaire etc…n’inquiète apparemment plus personne. La pauvreté et le désespoir sont le lot de leur peuple, tandis que leurs dirigeants se vautrent dans l’arrogance, le culte de la vénalité, les règlements de compte à ne plus en finir, ou des conflits inutiles qu’ils finiront tôt ou tard par regretter.

Quand il m’arrive de relire la plupart de mes analyses et réflexions critiques écrites il y’a plus de cinq ans, je me surprends désagréablement de constater qu’il suffirait de changer seulement de date et d’acteurs, pour les coller à l’actualité centrafricaine de chaque jour. C’est bien triste.

À une petite exception près, les changements de régimes en RCA, sont presque toujours intervenus sans qu’aucune passation de service ne se soit régulièrement faite . Patassé, Bozizé, Djotodja, Samba-Panza, tous se sont succédés à l’issue d’un coup d’Etat ou d’un coup d’éclat.

Par ailleurs, Bozizé, Djotodja, Samba-Panza, trois anciens chefs d’État centrafricains toujours en forme et en vie. Pourtant, tout se passe comme si on avait décidé de les enterrer vivants et définitivement. On oublie ainsi, de se rendre à une évidence : ces présidents, qui ont à un moment présidé aux destinées de la nation quels que fussent leurs états de service, et qui ont certes quitté le pouvoir, mais pas toujours dans de conditions normales, doivent malgré tout, détenir encore avec eux, sinon un bout des secrets les mieux gardés de la République, du moins, une petite expérience personnelle qu’ils ne rechigneraient pas à partager.

Et si tous ces Chefs d’État avaient des choses à se reprocher, des délits ou des crimes pour lesquels ils sont prêts à répondre devant la justice, pourquoi alors les en empêcher. Après tout, la RCA a bien jugé Jean Bedel BOKASSA et le pays n’en est pas mort !

Faustin Archange Touadera un Chef d’Etat en fonction, recevant au Palais de la Renaissance ses trois prédécesseurs pour discuter et parler avec eux de la situation du pays, de paix et de réconciliation, comme elle serait belle à voir une telle image.

Il en est des Chefs d’Etat, comme il en est aujourd’hui des relations entre les principaux dirigeants politiques de la RCA.

Est- ce si cher payé pour l’avenir de ce pays que de renouer le fil du dialogue et de jouer à l’apaisement?

À l’allure où vont les choses, on se demande s’ils ne faut pas les jeter tous en enfer!

GJK-Guy José KOSSA

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