LE MINISTRE HENRI-MARIE DONDRA, AU CŒUR D’UN EMBALLEMENT MÉDIATIQUE

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Par RJPM

Si le Journalisme se veut un métier qui lève le voile, ceux et celles qui s’adonnent à cette noble vocation devraient éviter de semer le doute dans l’esprit du grand public. L’histoire révèle que les médias ont mené depuis des décennies la bataille de la transparence et ont bel et bien dévoilé de nombreuses bassesses politiques.
A bien des égards, les médias Centrafricains doivent prendre leurs responsabilités pour que le pays affronte la tempête de la modernité tout en résistant au nivellement vers le bas des éternels insatisfaits des stéréotypes, des coups bas, des crocs-en-jambes, des querelles de clochers et de chapelles etc. Si l’on admet que le redressement de la Centrafrique passe par un nouvel état d’esprit du pays, les professionnels de médias devraient combattre avec conviction la guerre par procuration que certaines personnalités publiques du pays se livrent par médias interposés. Enflammer le débat public par de simples allégations, oblige d’autres organes de presse à passer le sujet au crible de la raison critique en vue de scruter ce qui se trame en dessous. Car lors que la puissance médiatique ajoute ses sortilèges aux ruses politiques, l’opinion nationale ne peut que chanter la haine en lieu et place de l’amour.

Certes ! Il nous arrive de temps en temps d’injecter l’antidote du “bling bling” au Ministre Henri-Marie Dondra pour lui rappeler l’importance de la mission qui est la sienne mais ce n’est guère des jugements de valeur que nous lui faisons. Henri-Marie Dondra – grand licencié en économie – acheteur de poste, futur pensionnaire de la maison carcérale du Bénin – grand dépensier de FAGACE…Que des insinuations calomnieuses qui n’ont qu’un seul but : Noircir voire détruire. On aurait souhaité que le Ministre soit violemment attaqué sur son bilan à mi-parcours, ses actions politiques, la santé financière du pays, les performances macro-économiques et micro-économiques de la Centrafrique etc…Pourtant l’agenda des défis à relever du Ministre en Charge des Finances est très clair et précis : Assainir les finances publiques, réduire les déficits publics, créer la croissance économique, imposer la rigueur budgétaire voire même l’austérité. Sur ces chapitres, le Ministre HMD joue la carte de sa compétence, celle de son crédit national et international. Il doit à coup sûr réussir le pari de la modernité des Finances publiques de la Centrafrique. Et cela passe indéniablement par des réformes courageuses. L’une des réformes, qui fait couler beaucoup d’encre en ce ne moment et qui pousse certains potentiels victimes de la reforme à dégoupiller leurs grenades à travers les médias, est la révision et l’harmonisation des salaires en Centrafrique. Sans en avoir l’air, la réforme sur la révision et l’harmonisation des salaires, qui sonnera probablement le glas de la fin des privilèges et des salaires faramineux, est la cause des lynchages publics du Ministre. Il est tout à fait normal que les personnalités, qui perçoivent 7 millions, celles qui gagnent 3 millions à ne rien faire et d’autres qui s’engraissent du système, puissent en découdre avec lui sur la place publique. Comment admettre qu’un pays, qui ne vit que de son assiette fiscalo-douanière, ne puisse pas réviser et harmoniser sa masse salariale?

Une chose est sûre, Henri-Marie Dondra doit comprendre qu’en politique, le talent ne suffit pas. Il devra forger au fur et à mesure sa réputation de réformiste à l’usure et à l’endurance. Qu’il soit en sûr, nous lui ferons autant que faire se peut des piqûres de rappel d’obligation de résultat car la survie de la Centrafrique en dépend. Tels sont les mots contre les maux de notre société.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

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