L’ÉDITO GJK : ET LES MINISTRES SE TAISAIENT…

@Lesplumes 7 octobre 2017 0
L’ÉDITO GJK : ET LES MINISTRES SE TAISAIENT…

Par GJK
L’Élève Certifié du Village Guitilitimö
Immigré au village frère de KOUÂKÊMBI

Que diable allaient-ils faire dans cette galère ?

L’une,- l’ancienne ministre des eaux et forêts -, a attendu patiemment d’être renvoyée comme une malpropre à son cher cabinet d’avocat par l’impulsif chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji. Alors, ayant retrouvé tous ses esprits ainsi que son verbe haut, elle s’abandonna à ses épanchements incontrôlés et se répandit en invective, contre un système dont il est difficile de croire qu’avant d’en être victime, elle n’en a pas été complice.

L’autre – précédemment Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire -, vient de voir tronçonner en deux, son département dont les attributions pourtant,  n’étaient pas aussi énormes et élargies. Juste pour faire la part belle – Sécurité Publique et Administration du Territoire -, à un proche du Premier ministre et du Président de la République. Et se sentant ainsi haï, trahi et désormais à l’étroit, lui à qui l’on avait auparavant collé au dos un Directeur de cabinet depuis deux ans, le Ministre de l‘intérieur aurait déjà demandé sa démission et attendrait « sagement » qu’on lui dise non pour se donner bonne conscience et continuer de souffrir en silence.

Un autre ministre du gouvernement Sarandji, laisse paraître depuis un moment, des signes d’énervement, et n’arrive plus à cacher tout son sentiment de malaise et de mal-être, quant à son rôle et à un statut qui l’oblige à faire un « sale boulot » encore plus sale en ces temps qui courent: défendre à tout vent — verbe et écrit à l’appui -, un régime de plus en plus indéfendable. Et voici ce ministre qui aurait bien du mal à faire part de toute sa « souffrance » à qui de droit, en train de s’obliger à prolonger son chemin de croix jusqu’à Golgotha.

Mais au-delà de tout, que n’avions-nous donc lu, entendu dire, imagier et écrire ces derniers jours, au sujet du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de I‘Etranger,  son Excellence Charles Armel Doubane, dont le discours sibyllin tient en ces quelques lignes :

« SÉRIEUX!
Non, la caution a des Limites.
Arrêtons de nous dire des contre-vérités, nous faire mal ou peur. Nous ne regardons plus, encore moins, ne marchons dans la même direction.
La réalité montre depuis un certain temps que nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde. Alors, ensemble tirons-en les conséquences.
Les oreilles (longues ou courtes) s’occupent de la transmission du message. MERCI »

Le Ministre se rêverait-il Gavroche ou en révolutionnaire ? Difficile en tout cas de s’en prendre de front à lui, rien que sur la base de ce qu’il n’a pas clairement dit, ou plutôt d’une idée formulée avec style mais qui est dans tous les esprits. Mieux, lorsque l’on essaie de pousser l’énigmatique et stoïque Doubane dans ses retranchements, il vous répond haut et court : « Seul Dieu a la réponse ».

Qu’allons-nous donc faire de ce Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de I‘Etranger, qui – qu’on le veuille ou pas –, prend de la hauteur et de la distance au point d’enfoncer ainsi le clou ? :

« Les oreilles (longues ou courtes) s’occupent de la transmission du message ».

Et j’ai « vu » ces « oreilles longues ou courtes » s’agiter, s’exciter, se perdre dans les dédales de leurs sulfureuses interprétations, avancer imprudemment des vérités et contre-vérités, prendre les chemins tortueux des sinuosités et des ambiguités, pour ainsi laisser libre cours à leurs états d’âme. Chacun y est allé de ses petits mots, de ses petites phrases.

Aussi ai-je pensé qu’il valait mieux ne plus en rajouter avant la fin de cet épisode politique. Quand bien même j’entends siffler le train.

« J´ai pensé qu´il valait mieux
Nous quitter sans un adieu.
Je n´aurais pas eu le cœur de te revoir…
Mais j´entends siffler le train,
Mais j´entends siffler le train,
Que c´est triste un train qui siffle dans le soir… »

Et les Ministres se taisaient…Mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ?

 GJK-Guy José KOSSA
L’Élève Certifié du Village Guitilitimö
Immigré au village frère de KOUÂKÊMBI

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