L’ACCORD DE PAIX AU FORCEPS D’ITALIE

@Lesplumes 22 juin 2017 0
L’ACCORD DE PAIX AU FORCEPS D’ITALIE

Par RJPM

Depuis quelques mois, un vent à décorner les bœufs en faveur de la paix planait en tourbillon et en rafales sur la Centrafrique. A plein badin, la Diplomatie vaticane menait une négociation secrète avec tous les groupes rebelles du pays. Tout se passait comme si l’état Centrafricain avait jeté son bonnet par-dessus les moulins. Il suffit juste de passer les coulisses de la rencontre d’Italie au crible de la raison critique pour comprendre les méandres de cet accord au forceps. D’après une source à la fois très proche du locataire du Palais de la Renaissance et du Représentant de la Binuca, les États-Unis ont depuis peu décidé de ne plus financer les opérations de la Minusca. Sachant bien qu’ils sont les grands contributeurs des opérations de paix dans le monde entier. Du coup, la France et l’Europe seront tenues de débourser plus d’argent pour maintenir la paix en Centrafrique. Or la France de Macron et l’Europe mènent depuis quelques semaines un combat acharné contre le déficit budgétaire et la gabegie. L’austérité budgétaire, la rigueur budgétaire, la création d’emploi, la croissance sont les seuls mots qui reviennent fréquemment sur la lèvre des dirigeants Européens. A partir du moment où les dirigeants Européens ont d’autres chats à fouetter, ils n’ont guère assez du temps pour l’épineux dossier de la Centrafrique. Conséquence immédiate : Probable réduction du budget de la Minusca à l’avenir et opération très limitée sur le terrain. L’état Centrafricain devra désormais négocier un accord de paix avec tous les groupes rebelles (C’est ce qui vient d’être fait en Italie). Les présumés accusés devront être amnistiés sans condition par le pouvoir de Bangui. Qu’on se l’avoue, la messe de Saint Egidio était déjà dite en coulisse par les sommités mondiales.

Par une ruse sémantique, la classe politique Centrafricaine a évité d’être mangée avec une sauce pâteuse en Italie. Elle a réussi à se tirer vers le haut grâce au mémorandum qu’elle avait remis au président de la République peu de temps avant le pourparler d’Italie. Là où le bât blesse, le pouvoir de Bangui fait tout et son contraire. On se souviendra encore de sa petite musique comme si c’était hier : Impunité zéro. Où en sommes-nous à l’heure actuelle? Au lieu que la Touadereuse fasse amende honorable pour sa reculade et sa procrastination, elle préfère changer au gré du vent d’attelage au milieu du gué. Par le passé, on avait pourtant réclamé à cor et à cri un dialogue politique inclusif mais personne ne semblait nous prendre au sérieux. Il a fallu juste quelques heures de sensations en l’air où à la mer via Lampedusa et un bon plat de spaghetti Bolognése pour que les dès de la paix soient jetés.

Pathétique ! Si la Touadéreuse continue de croire au père Noël comme c’en est le cas, elle jouera toujours les wagons jusqu’à la fin de son quinquennat. Tels sont les mots contre les maux de notre société.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

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